Réseau d'information nº 10 2 octobre 2004
- Du 15 au 24 août s'est tenue la 1ère Rencontre de l'Equipe des Archivistes convoquée par l'Archiviste Générale, Pilar Foz y Foz. Nous formions un groupe de soeurs arrivées de continents et de pays différents :
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- Rêgine Barbe (France),
- Flor Ramírez (Colombie),
- Mª Elena Pedrosa (Argentine),
Kathy Schneider (USA),- Martha Barba (Mexico),
- Conchita Moracho (pour l'Afrique Centrale)
- et Manoli Urra (Espagne).
Le lieu choisi, Mexico, avec sa riche culture autochtone gardant la trace du passage espagnol sur ses terres a été d'un grand attrait pour notre rencontre; cependant, l'autre raison de ce choix était:la célébration des 250 ans de présence éducative de la Compagnie de Notre-Dame sur cette terre américaine,fondation réalisée par Maria Ignacia de Azlor.
Le 15 août, fête de l'Assomption, nous avons eu la chance d'assister à la Profession des quatre novices méxicaines dans la chapelle de la Enseñanza et de nous unir à la joie de toute la Province durant un repas fraternel. Dans la soirée, nous avons visité la basilique de Notre Dame de Guadalupe, pour mettre la rencontre que nous commencions avec joie et sens de notre responsabilité sous la protection de Marie.
Notre groupe, nous disait Pilar, est plus qu'une "équipe d'archivistes" nous formons "une équipe pour réfléchir sur les archives et l'histoire de la Compagnie". Le 16 août, nous commencions notre travail par ces paroles.
Le programme prévu durant la Rencontre était le suivant:
- Information de base sur le parcours suivi durant les années 1975-2004
- Réflexion sur les Archives et l'Histoire de la Compagnie dans l'actualité
- Avenir de nos Archives et de la recherche historique ; perspectives pour les rencontres de 2005 (Rome) et 2006 (Bordeaux).
Le matériel de travail, composé d'un catalogue de documents pour la lecture et la réflexion, un total de 26 documents, était divisé en trois parties : des documents, relatifs aux Archives; d'autres à l'Histoire; et les derniers, classés comme Matériel de Consultation, rapports présentés aux derniers Chapitres Généraux sur le travail réalisé par l'Archiviste Générale, durant ces dernières années.
Les auteurs sacrés des livres du Pentateuque nous parlent de l'importance de "se souvenir", de "faire mémoire", des prodiges réalisés par Dieu en faveur de son peuple. En méditant sur leur passé, ils en déduisent des conséquences et des engagements pour le présent et les transmettent comme une leçon aux futures générations. L'inter-relation passé-présent-futur apparaît toujours très clairement.
Les Archives de la Compagnie de Notre-Dame sont sa "Mémoire". Ses documents sont les instruments qui nous aident à nous souvenir, nous permettent de faire mémoire de ce qu'a été son passé depuis 1606 jusqu'à aujourd'hui. Dans nos sources, aussi bien dans les premiers manuscrits des Constitutions (1613-1638) que dans la première édition de 1638, les bases de ce qui devait constituer le noyau des archives de la Compagnie de Notre-Dame dans une Maison Autonome sont déterminées. Ce qui devait être "gardé dans les Archives" apparaît dans les Règles de la Mère Première, de la Maîtresse des Novices, de la Bibliothécaire et, sur- tout, de l'Econome.
La réflexion sur tout ceci nous amène à nous redire l'importance des archives locales. Les Orientations du XIème Chapitre Général de 1979 nous parlent déjà de la nécessité pour chaque communauté de rendre compte par écrit de sa vie.
Nous avons étudié le "Cadre-Type" des Archives Provinciales 1922-1936 analysant ses séries et sous-séries; ce "Cadre-Type" s'utilise aussi pour les archives locales. Il n'est pas quelque chose d'inamovible, mais nous constatons la nécessité de l'adapter aux nouvelles réalités.
Nous complétons notre travail par le programme informatique dont la présentation incombait à Kathy Schneider. Nous avons appris à utiliser modestement ce programme et à réaliser quelques fiches. Nous avons parlé de la possibilité de connecter nos archives en réseau pour faciliter les recherches. Ceci nous posa une série de questions: qui pourrait y accéder ? quel type de documents pourrait-on offrir ? comment procéder ? quels critères d'utilisation ? etc.
Un autre point que nous avons traité a été celui de la présentation du livre des Archives Historiques Vol. II, 1921.1936, dans sa dernière phase de préparation. Nous avons évoqué la possibilité de le faire en organisant un Séminaire dirigé par un groupe de personnes dûment préparées.
Enfin, tout ceci et plusieurs autres thèmes ont rempli les neuf jours de travail intense que nous avons essayé d'adoucir par d'autres expériences gratifiantes : la visite de nos communautés de la ville de Mexico, des lieux les plus emblématiques de la culture mexicaine millénaire et des plus célèbres monastères féminins, référence obligée pour l'étude de la culture dans le Vice-Royaume de la Nouvelle Espagne. Déconcertant, le Musée d'Anthropologie, les pyramides de Teotihuacan et la place du Zócalo; sympathique, la promenade dans les chinampa (jardins flottants) sur les canaux de Xochimilco au rythme des mariachis (musique populaire); émouvante, la visite de notre ancien collège-couvent de la Enseñanza, actuel Collège National, centre de "la fine fleur de la vie intellectuelle mexicaine"; proche, et de religiosité populaire profonde, l'Eucharistie célébrée dans le Barrio del Judío.
Nous avons vécu, en plus, une double expérience très riche : celle de la fraternité et de l'affection de la part de nos soeurs méxicaines et celle que nous avons pu vivre comme groupe de réflexion dans l'accueillante petite maison d'Ignacia Azlor.
Nous avons terminé la Rencontre le coeur rempli de reconnaissance pour l'expérience vécue et encouragées à la transformer en service pour la Compagnie.
Manoli Urra, odn